Publié le 26 octobre 2026 Prévention et Sécurité au Travail

Le diabète est une maladie chronique caractérisée par un excès durable de glucose dans le sang. Le diabète de type 1, est une maladie auto-immune qui nécessite un traitement quotidien par insuline. Le diabète de type 2, de loin le plus fréquent, est favorisé par des facteurs sur lesquels il est possible d’agir : sédentarité, alimentation, surpoids.
Vivre avec un diabète implique une gestion quotidienne de la maladie : surveillance de la glycémie, prise de médicaments ou injections d’insuline, adaptation de l’alimentation et de l’activité physique. Ces contraintes peuvent représenter une charge mentale importante, notamment lors de journées longues, d’horaires décalés, de travail de nuit ou de déplacements professionnels.
La visite de mi-carrière, prévue autour de quarante-cinq ans, tombe précisément à l’âge où le diabète de type 2 augmente. Cela peut être l’occasion de faire le point sur les facteurs de risque de vos salariés et, si nécessaire, de les orienter vers leur médecin pour un dépistage. N’hésitez pas à solliciter ce rendez-vous auprès du GIST 44.
Le diabète ne constitue pas en lui-même un obstacle à l’emploi : il n’existe aucune interdiction générale de travailler liée au seul fait d’être diabétique. Seuls certains métiers liés à la sécurité ou soumis à des réglementations particulières (les armées par exemple) maintiennent des restrictions strictes. Les postes à risque (travail isolé, en hauteur, conduite, machines dangereuses) font l’objet d’une évaluation individualisée par le médecin du travail.
L’entreprise peut créer des conditions favorables à la santé : faciliter l’activité physique, lutter contre la sédentarité prolongée, sensibiliser sans stigmatiser et permettre aux salariés diabétiques de travailler dans des conditions compatibles avec leur état de santé.
Une hypoglycémie peut survenir chez les personnes traitées (surtout sous insuline) et être favorisée par un repas sauté, un effort inhabituel, la fatigue ou le stress. Il peut être utile qu’une personne de confiance au travail sache reconnaître les signes (tremblements, sueurs, faim, vertiges, palpitations, troubles de la vigilance) et connaisse la conduite à tenir.
Le salarié peut faire une demande de Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) lorsque les conséquences du diabète rendent nécessaire une adaptation ou un accompagnement professionnel.
Le service de prévention et de santé au travail (SPST) est l’interlocuteur des salariés comme des employeurs, dans le respect du secret professionnel. Le SPST intervient à tous les niveaux :
• Prévention collective : sensibilisation sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité, sans stigmatiser.
• Conseil à l’employeur : identification des situations de travail pouvant compliquer la prise en charge du diabète.
• Évaluation individuelle : appréciation de la compatibilité entre santé et poste, notamment face au risque d’hypoglycémie.
• Aménagement du poste : adaptation des horaires, pauses et organisation du travail, dans le respect du secret médical.
• Maintien dans l’emploi : accompagnement en cas de complications pour prévenir la désinsertion professionnelle.
Le salarié n’a pas à révéler son diabète à l’employeur.
Le salarié peut solliciter à tout moment une visite à la demande auprès de son équipe de santé au travail en cas de difficultés en lien avec son poste de travail.