Publié le 28 septembre 2026 Prévention et Sécurité au Travail
En tant qu’employeur, vous associez probablement le risque « bruit » aux usines ou aux chantiers, là où le seuil réglementaire de 80 dB(A) déclenche l’obligation d’agir. Pourtant, la pollution sonore est une réalité quotidienne dans les bureaux, les open-spaces ou les commerces.
En dessous de ce seuil légal, le bruit ne provoque pas de surdité traumatique. En revanche, il constitue un facteur majeur de fatigue, de stress et de baisse de productivité.
Même à 55 ou 65 dB(A) le niveau d’une conversation normale ou d’un open-space animé, le bruit agit comme un polluant cognitif :
– Le cerveau doit filtrer en continu les stimulations parasites (conversations, sonneries, ventilation), ce qui génère une fatigue nerveuse intense en fin de journée.
– L’exposition constante au bruit active les hormones du stress (cortisol), favorisant l’irritabilité et les tensions entre collaborateurs.
Les interruptions sonores brisent la concentration. On estime qu’il faut plusieurs minutes pour se replonger pleinement dans une tâche après avoir été distrait.
La lutte contre le bruit sous les 80 dB(A) repose sur une démarche de prévention collective :
L’organisation du travail : Définir des règles de vie (zones de silence, utilisation de box isolés pour les appels) et réguler l’usage du flex-office.
L’aménagement technique : Améliorer l’acoustique des locaux (pose de panneaux absorbants, traitement des plafonds, choix de revêtements de sol adaptés).
Le choix des équipements : Intégrer un critère « niveau sonore » lors de l’achat de matériel informatique ou de systèmes de climatisation.
Le bruit en milieu tertiaire est souvent subjectif. Ce qui gêne un collaborateur peut ne pas en déranger un autre. Inclure cette thématique dans votre Document Unique (DUERP) est le meilleur moyen d’ouvrir le dialogue et de trouver des solutions adaptées.
Pour aller plus loin :
Au travail, le bruit, on en parle ? – page INRS