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Des brancards automatisés pour réduire les risques de troubles musculo-squelettiques (TMS)

Les adeptes de séries hospitalières américaines auront peut-être reconnu ces brancards de couleur jaune ultramodernes. Et pour cause : « Ces brancards automatisés sont très répandus en Amérique. Ce sont d’ailleurs ceux que l’on aperçoit à coup sûr dans les séries et les films made in USA » glisse Josselin Fougère, co-directeur d’Urgence 44, entreprise ambulancière implantée dans la zone de Brais à Saint Nazaire. Ce matériel très performant de la marque américaine Strycker est encore très peu répandu en France où  « la démarche reste innovante ». « Très peu de sociétés sont équipées, peut-être une douzaine seulement, sur tout le territoire » souligne l’intéressé. « En Loire Atlantique, seuls 4 brancards électriques entièrement équipés circulent : 2 à Nantes ainsi que les 2 nôtres, en région nazairienne ». Urgence 44 s’inscrit en effet depuis quelques années dans un effort de modernisation et d’amélioration des conditions de travail.

brancard urgence 44 web Parce que les manutentions de brancard représentent un risque élevé d’entraîner des troubles musculo-squelettiques (TMS) pour leurs salariés ambulanciers, Josselin Fougère et Malik El Hadi, les 2 responsables associés de l’entreprise, se sont engagés dans la démarche nationale « TMS pro ». « Grâce à l’accompagnement et l’appui du médecin du travail et de l’ergonome du GIST, nous avons obtenu un financement de la Carsat des Pays de la Loire pour l’achat de ces 2 brancards électriques » explique Josselin Fougère. La société de transport médicalisé vient d’investir près de 72 000 euros au total dans ce matériel visant à réduire les efforts physiques et les risques de TMS des 5 500 prises en charge de patients à l’année. « La démarche d’amélioration était déjà engagée grâce à du matériel plus performant que le matériel classique, mais aujourd’hui, c’est encore mieux : on appuie sur un bouton et le brancard se déplie ou se replie automatiquement. Quant au mouvement de « tirer » et « pousser », il reste très limité ».

Parallèlement à la subvention régionale de la Carsat, l’entreprise a reçu une aide d’Atlantique Initiative Développement sous forme de prêt à taux 0%. « Afin que notre offre soit homogène et que nos 2 équipes journalières bénéficient du même niveau technique, nous avons pris le parti de nous munir de 2 équipements complets. Nous avons dû également nous doter de véhicules électriques adaptés, ce qui fait grimper notre investissement de manière conséquente » précise Josselin Fougère. Les équipes, quant à elles, considèrent cet équipement électrique comme un plus. Rachid, ambulancier, acquiesce : « Le brancard est plus haut et beaucoup plus maniable dans les appartements ou les petits espaces ».

Cette volonté de modernisation se retrouve aussi dans les nouveaux locaux où les 14 salariés d’Urgence 44 Saint-Nazaire se sont installés depuis l’hiver dernier. « La conception des locaux a été pensée dans un souci de bien être au travail » commente Josselin Fougère. La société ambulancière a su se différencier et souhaite aller encore plus loin : « Nous visions d’abord l’amélioration des conditions de travail et aujourd’hui, nous sommes prêts pour une autre étape : nous allons pouvoir nous engager dans la démarche sur responsabilité sociétale et environnementale (RSE) des entreprises » conclut-il.

Légende photo : Josselin Fougère et Rachid manipulent le brancard électrique

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Le rôle du médecin du travail a été central pour arriver à faire disparaître la consommation d'alcool sur le lieu de travail

Témoignage d'Emmanuel Sabater, responsable ressources humaines chez Sea Invest à Montoir-de-Bretagne

Au cœur du terminal agro-alimentaire, en bord de Loire, l’enseigne Sea Invest surplombe un bâtiment bleu, implanté au milieu des multiples grues, trémies, portiques et engins de déchargement propres aux installations portuaires. Le groupe belge Sea Invest est implanté dans de nombreux ports européens et africains. À Montoir de Bretagne, son activité repose principalement sur la manutention de vracs solides (soja, charbon, sel de déneigement, etc).

Emmanuel Sabater est le responsable RH des cent salariés travaillant pour Sea Invest à Montoir. « Les conditions de travail se sont améliorées notamment par la mécanisation et le type des engins utilisés, par le perfectionnement des équipements de protection individuels et collectifs, et par la mise en place d’un service QHSE.» commente le RRH. En matière de santé et sécurité au travail, il y a encore beaucoup à faire : « Dans ces métiers, les mauvaises habitudes sont dures à changer. Depuis de nombreuses années, nous essayons de faire face au véritable fléau que représente l’alcool au travail et ce n’est pas simple ! » complète-t-il.

Les différentes démarches engagées n’avaient donné jusque là que de minces résultats : le remaniement du règlement intérieur de l’entreprise et mise en place de procédures pour effectuer des contrôles préventifs sur les postes à risques n’ont pas suffi. C’est finalement  l’aide du médecin du travail qui a permis de franchir « un grand pas ». « Le médecin du travail a ouvert le dialogue avec les salariés,  individuellement, et à chaque fois qu’un problème a été détecté. Puis un suivi régulier personnalisé a été proposé. » explique Emmanuel Sabater.

La société Sea Invest demeure attentive aux problématiques de santé au travail et l’action du GIST dans ce domaine est un précieux soutien : « Les progrès réalisés sont importants. La consommation d’alcool sur le lieu de travail semble avoir disparu. » poursuit le responsable du personnel. Ce dernier précise que de nombreux autres facteurs, dont certains concernent la vie privée des salariés, sont entrés en compte dans le processus, mais « le rôle du médecin du travail a été central pour arriver à ce résultat. »

« Les qualités d’écoute et de suivi du médecin du travail et les moyens dont s’est doté le GIST ont largement contribué à nous faire progresser. Il y aurait encore des améliorations à faire mais en ce qui concerne nos attentes en matière d’écoute et d’accompagnement, les objectifs sont remplis. » termine Emmanuel Sabater.

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Une relation de confiance mutuelle pour être réellement constructif dans ses démarches

Témoignage de Stéphanie Nieuwjaer, responsable du développement RH grand ouest du groupe Lucien Barrière

S. Nieuwjaer témoignage« Le Groupe Lucien Barrière affirme sa volonté de s’inscrire dans une démarche de bien être au travail » explique Stéphanie Nieuwjaer. « Cette envie commune, nous allons la mettre en œuvre dans nos établissements de La Baule » annonce-t-elle. Une belle entrée en matière pour aborder la santé au travail.

Entrée dans le groupe Barrière il y a 12 ans, cette responsable du développement des ressources humaines a déjà traité ces problématiques, notamment en tant que responsable des formations. « Nous avons organisé une formation prévention des risques liés à l’activité physique - PRAP- pour les femmes de chambre » expose Stéphanie Nieuwjaer. « Cela s’est révélé très intéressant pour plusieurs raisons : la formation a lieu dans l’environnement de travail, place le stagiaire comme acteur de sa propre prévention et valorise ses idées. Les femmes de chambres ont beaucoup apprécié cette démarche et ont pu formuler des propositions pour réduire les contraintes physiques directement auprès de leur gouvernante » explique-t-elle.

Le groupe Barrière a donc déjà initié quelques belles actions en matière de santé et bien-être au travail. Outre les mesures de bruit effectuées au sein du Casino et débouchant sur l’utilisation de tickets limitant simultanément le bruit tonitruant des machines à sous et le port de charges lourdes (pesée des pièces), l’établissement a accueilli cet été les sessions de sensibilisation collective pour les saisonniers. « Ces formations axées sur la prévention se sont avérées tout à fait adaptées pour les nouveaux saisonniers embauchés sur juillet-août. Et en terme d’organisation et de planning, c’est facilitateur pour nous tous »  commente Stéphanie Nieuwjaer.

Pour cette véritable institution bauloise qui emploie 340 permanents et près de 650 personnes en haute saison, le défi à relever est important en raison de la grande variété des métiers (métiers du casino, de la restauration, de l’hôtellerie, du loisir, postes administratifs, etc…) et des nombreuses contraintes horaires et posturales. « On traite au cas par cas, mais parfois, cela fait effet boule de neige.
Par exemple, sur notre volet handicap, on a aménagé certains postes avec l’appui de l’ergonome du GIST. Ces améliorations ont entraîné un véritable soulagement pour les personnes concernées, mais aussi et indirectement, sur les équipes » explique la responsable RH.
L’une des futures actions santé-travail accompagnée par le GIST est d’ores et déjà programmée : une approche préventive des risques liés au travail sur écran va être prochainement proposée. « Tout cela est possible grâce à une relation de confiance mutuelle avec le GIST. Cela nous permet d’être réellement constructif dans nos démarches » conclut-elle en laissant entrevoir un bel avenir santé-travail…

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