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COVID-19 : Ameli.fr étend son téléservice aux personnes fragiles ou à risque élevé

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personnes fragilesDans le contexte de pandémie de COVID-19, l'assurance maladie a mis en place le téléservice « declare.ameli.fr » pour permettre aux employeurs de déclarer leurs salariés sans possibilité de télétravail et qui sont contraints de rester à domicile, suite à la fermeture des établissements scolaires. Ce téléservice de déclaration en ligne est étendu, à compter du 18 mars aux personnes dont l’état de santé conduit à les considérer comme présentant un risque de développer une forme sévère de la maladie Covid-19.

Ces personnes sont :
(conformément à un avis rendu par le Haut Conseil de la santé publique - Mise à jour le 14.04.2020)

  • les personnes âgées de 70 ans et plus (même si les personnes âgées de 50 ans à 70 ans doivent être surveillées de façon plus rapprochée) ;
  • les personnes   avec   antécédents   (ATCD)   cardiovasculaires   :   hypertension   artériellecompliquée*,  ATCD  d’accident  vasculaire  cérébral  ou  de  coronaropathie,  de  chirurgie  cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ; 
  • les diabétiques* non équilibrés ou présentant des complications ;
  • les   personnes   présentant   une   pathologie   chronique   respiratoire**   susceptible   de   décompenser lors d’une infection virale ; 
  • les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée ; 
  • les patients atteints de cancer évolutif sous traitement.(hors hormonothérapie).
  • les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise :
    -médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
    -infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 <200/mm3 ;
    -consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ; 
    -liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
  • les malades atteints de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ; 
  • les personnes présentant une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 40 kgm-2), par analogie avec la grippe A (H1N1), mais aussi une obésité avec IMC > 30 kgm-2;
  • les  personnes  présentant un  syndrome  drépanocytaire  majeur  en  raison  d’un  risque  accru   de   surinfection   bactérienne   ou   de   syndrome   thoracique   aigu***  ou   ayant   un   antécédent de splénectomie ; 
  • les femmes enceintes, au troisième trimestre de la grossesse, compte tenu des données disponibles et considérant qu’elles sont très limitées.

*Complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales
**Broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose notamment
***Le syndrome thoracique aigu est une pathologie pulmonaire spécifique de la drépanocytose. Il est défini par l'association de fièvre ou de symptômes respiratoires avec un infiltrat pulmonaire constaté sur une radiographie

Conformément aux décisions gouvernementales, ces personnes doivent impérativement rester à leur domicile, en arrêt de travail, si aucune solution de télétravail n’est envisageable. Elles peuvent désormais se connecter directement, sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant, sur le site declare.ameli.fr pour demander à être mises en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours. Cette accès direct permet de ne pas mobiliser les médecins de ville pour la délivrance de ces arrêts.

Cet arrêt pourra être déclaré rétroactivement à la date du vendredi 13 mars.

Le télé-service « declare.ameli.fr » est ouvert à tous les assurés quel que soit leur régime d’affiliation (salarié du régime général, travailleurs indépendants, assurés des régimes spéciaux dont fonctionnaires), à l’exception des assurés du régime agricole qui relèvent eux du télé-service declare2.msa.fr

Voir l'actualité sur le site Ameli.fr

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Report des rencontres nationales initialement prévues le 2 avril

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2 avril Suite à l'évolution de l'épidémie de Covid-19 et en accord avec leurs missions de prévention et d'accompagnement des entreprises, les Services de Santé au Travail Interentreprises (SSTI) ont pris la décision collective de reporter les Rencontres Santé-Travail 2020 "la prévention en actions", initialement prévues le 2 avril prochain, au 24 septembre 2020.

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Comment prévenir les effets du travail de nuit sur la santé ?

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Le travail de nuit concerne 4,3 millions de Français et ne fait qu’augmenter. Le recours au travail de nuit doit rester exceptionnel et être encadré.

Les conséquences du travail de nuit

travail de nuitLe travail posté et/ou de nuit est souvent associé à une diminution de la durée du sommeil qui peut aboutir à un déficit chronique de sommeil. Les troubles causés par ce déficit se traduisent par une somnolence et une diminution de la vigilance pouvant être à l’origine d’accidents. Avec le travail de nuit, la fréquence et la gravité des accidents sont augmentées, avec en particulier, une multiplication par 2 du risque d’accident sur la route.

Ce risque d’accident semble plus élevé en début de nuit, il augmente avec les durées du poste (au-delà de 10 heures) et est plus important lors du « trajet aller » avant un poste du matin et lors du « trajet retour » après un poste de nuit.

Le travail en horaires décalés peut également conduire à une diminution importante de la performance liée à une dette de sommeil ou des troubles du sommeil. Il peut également favoriser d'autres troubles comme les troubles de l'alimentation et des troubles psychologiques. Ces conséquences sur la santé peuvent être la source d'un taux d'absentéisme important. Elles représentent donc un coût supplémentaire pour l’entreprise.

La réglementation en vigueur

Tout travail effectué au cours d’une période d’au moins 9 heures consécutives comprenant l’intervalle entre minuit et 5 heures est considéré comme du travail de nuit.

La période de travail de nuit commence au plus tôt à 21 heures et s’achève au plus tard à 7 heures. Il doit être justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d'utilité sociale (article L3122-32 du Code du travail).

Dans ce cas, l’employeur doit respecter des mesures telles que la limitation de la durée légale du travail, le repos obligatoire, les compensations financières obligatoires, l'accès prioritaire au travail de jour et le suivi médical adapté.

L’employeur doit recenser les postes exposés et déclarer à son service de santé au travail ces situations de travail et le type de suivi de l'état individuel lié pour chaque salarié.

Pour se protéger en tant qu'employeur de travailleurs de nuit, il est nécessaire d’inscrire le risque dans le Document Unique.

Des mesures de prévention adaptées

Des mesures de prévention existent pour réduire les effets du travail de nuit sur la santé des salariés. Dans la mesure du possible, l’employeur peut :

  • Réduire le recours au travail de nuit,
  • Agir sur l’organisation du travail en favorisant la rotation des postes et ainsi éviter la monotonie,
  • Adapter les horaires de travail autant que possible,
  • Adapter les locaux (notamment l’intensité de la lumière: forte en début de poste et plus légère en fin de poste),
  • Informer les salariés sur les comportements de protection et d’hygiène de vie (alimentation, récupération du temps de sommeil, addictions etc.),
  • Associer les salariés aux discussions concernant les modalités pratiques des horaires,
  • Rendre possible le retour en horaires classiques,
  • Mettre en place des visites médicales adaptées pour le travailleur de nuit en fonction des recommandations du médecin du travail.

Pour en savoir plus, consulter le dossier complet "travail de nuit et travail posté" sur le site de l'INRS

Télécharger notre dépliant-conseils "horaires atypiques et santé"

Lire notre article "La micro-sieste au travail, une des mesures efficaces pour prévenir les risques liés au travail de nuit ou posté"

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