ACTUALITÉS

Imprimer

COVID-19 : nouvelles dispositions pour l’activité partielle des personnes vulnérables

on .

personnes vulnérablesUn nouveau décret, paru dimanche 30 août, redéfinit les règles applicables concernant le placement en activité partielle des personnes vulnérables.
Un régime plus strict est appliqué à partir du 1er septembre : les salariés partageant le domicile d’une personne vulnérable ne peuvent plus bénéficier d’un certificat d’isolement. Seules les personnes les plus à risque, dont la liste a été modifiée par le présent décret, peuvent continuer à bénéficier de l’activité partielle sur prescription médicale.

Ce décret, qui entre en vigueur le 31 août, abroge un précédent décret du 5 mai, lequel listait les pathologies pouvant donner lieu à un traitement différencié, dans le contexte de l’épidémie de coronavirus.

Activité partielle : qui est concerné ?

Le nouveau décret établit la liste des personnes pouvant être maintenues en activité partielle :

  • personnes atteintes de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • personnes souffrant d’une immunodépression congénitale ou acquise;
  • personnes âgées de 65 ans ou plus ayant un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macrovasculaires ;
  • personnes dialysées ou souffrant d’une insuffisance rénale chronique sévère.

Voir le texte complet sur Legifrance

Pour bénéficier du dispositif d’activité partielle, ces personnes doivent présenter à leur employeur un certificat établi par un médecin.

Activité partielle : qui n’est plus concerné ?

Le décret du 29 août, limite drastiquement la liste des salariés éligibles à l’activité partielle en raison d’une vulnérabilité.

Désormais, sont exclus du dispositif d’activité partielle les salariés suivants :

  • personnes vivant avec une personne vulnérable;
  • personnes de 65 ans et plus bien portantes;
  • personnes avec des antécédents cardiovasculaires (hypertension artérielle compliquée, antécédent de chirurgie cardiaque…) ;
  • personnes diabétiques, obèses ;
  • femmes enceintes au troisième trimestre de grossesse.

Ces salariés ne peuvent donc plus bénéficier d’un certificat d’isolement établi par leur médecin traitant ou médecin du travail.

Limiter les risques sur les lieux de travail

Afin de limiter les risques de propagation de l’épidémie en entreprise, le Ministère du Travail encourage les entreprises à renforcer les mesures de protection. Cela passe notamment par la mise à disposition de masques, une vigilance particulière quant au lavage des mains ou l’aménagement des postes de travail.

A noter : A compter du 1er septembre, le port du masque sera obligatoire en entreprise, excepté dans les bureaux individuels.
voir protocole national de santé-sécurité en entreprise.
voir également le "questions-réponses" en ligne sur les modalités d'application du protocole

Les salariés et travailleurs susceptibles de développer une forme grave de Covid-19 peuvent contacter leur médecin du travail afin de préparer leur retour au travail et aménager leur poste.

Actualité de Pôle santé travail métropole Nord

Imprimer

COVID-19 : le port du masque obligatoire en entreprise à partir du 1er septembre

on .

port du masqueAfin de limiter la propagation de la Covid-19, le port du masque en entreprise est renforcé. La Ministre du travail, Élisabeth Borne, a annoncé aux partenaires sociaux que le port du masque serait désormais nécessaire en entreprise, sauf dans les bureaux individuels.
Cette mesure est entrée en application le 1er septembre 2020.

Port du masque en entreprise : quels sont les espaces concernés ?

À partir du 1er septembre, le port du masque est obligatoire dans les entreprises et associations, sauf dans les bureaux individuels fermés, dès lors qu’une seule personne n’est présente.

Les salariés devront ainsi porter leur masque dans les lieux clos et partagés où il est possible de se croiser :

  • open spaces,
  • bureaux ouverts,
  • couloirs ou vestiaires,
  • salles de réunion,
  • cafétérias,…

Cette décision s’appuie sur un avis du Haut Conseil de la Santé publique portant sur la transmission du coronavirus par aérosol (14 août 2020).

Cette obligation ne fait pas disparaître pour autant les gestes barrières et autres mesures de protection : lavage des mains, nettoyage des outils, aération régulière, … Quant à la présence d'écrans en plexiglas, elle ne dispense pas du port d’un masque.

Dans ce contexte, le télétravail reste une pratique « recommandée, notamment dans les zones où le virus circule activement ».

La protection de la santé et de la sécurité des salariés : une obligation de l’employeur

L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés. Si jusqu’ici, le masque en entreprise était « recommandé », il devient désormais un équipement de protection individuel, à la charge de l’employeur et non du salarié.

Il incombe donc aux entreprises de faire respecter le protocole. En cas de non-respect du protocole, le salarié s’expose à des sanctions disciplinaires. L’employeur peut, quant à lui, être contrôlé par l’inspection du travail, avant d’éventuelles poursuites en justice en cas de manquement.

Le nouveau protocole national santé-sécurité en entreprise a été publié le 31 août 2020. Il remplace le « protocole de déconfinement » publié le 3 mai et remis à jour les 24 juin et 3 août derniers. Un "questions-réponses" en ligne guide et accompagne les responsables d'entreprise et leurs salariés dans la mise en oeuvre de ce nouveau protocole.

Port du masque en entreprise : comment informer les salariés ?

Plusieurs solutions s’offrent aux employeurs pour communiquer sur l’obligation du port du masque au sein de l’entreprise :

  • Modification du règlement intérieur,
  • Note interne, note de service,
  • Charte spécifique Covid,
  • Mail, …

Actualité de Pôle santé travail métropole Nord

Imprimer

Travail en horaires décalés : Comment préserver sa santé ?

on .

Horaire atypiqueLes horaires atypiques concernent tous les aménagements du temps de travail en dehors des temps standard (horaires de travail compris entre 7h et 20h avec une amplitude horaire de 8 heures, durée continue avec une pause déjeuner entre 12h et 15h, 5 jours travaillés du lundi au vendredi et 2 jours de repos consécutifs en fin de semaine).

Poste du matin, poste de l’après-midi ou encore poste de nuit nécessitent une organisation particulière afin de se maintenir en bonne santé et éviter tout risque au travail.

 

Les effets possibles sur la santé

Les horaires atypiques peuvent impacter la santé du travailleur physiquement mais également psychologiquement.

Un des premiers effets observés est le trouble du sommeil. La privation chronique du sommeil et les difficultés d’endormissement favorisent la somnolence et donc une baisse de vigilance surtout entre 1h et 5h du matin. Le temps de réaction est augmenté et peut donc accroître les risques au travail. A noter que la dette de sommeil entraîne un risque accidentel équivalent à celui de l’alcool. 

Si le manque de sommeil est associé à une alimentation irrégulière et non équilibrée, il peut entraîner une prise de poids. Les troubles de l’alimentation sont un autre effet indésirable des horaires atypiques. Le déséquilibre nutritionnel peut avoir des conséquences importantes sur la santé : brûlures d’estomac, diarrhées, constipation ou même une augmentation du cholestérol.

Les effets psychologiques sont tout aussi important que les troubles physiques. Il est courant de voir chez les travailleurs une baisse des performances, une consommation plus importante de psycho-stimulants (tabac, alcool, café etc.) ainsi qu'une tendance à l’anxiété, à la dépression et à l’irritabilité. Le fait de travailler en décalage avec son entourage donne une impression d’isolement et perturbe la vie sociale et familiale. 

D’autres troubles sont également à prendre en compte tels que l’augmentation des risques de maladies cardiovasculaires, la probabilité plus élevée de cancers et le risque de faire des fausses couches pour les femmes enceintes.

 

Les conseils pour limiter les risques

Il existe des solutions pour limiter les effets indésirables sur la santé liés au travail en horaires atypiques.


Pour prendre soin de son sommeil

  • Eviter 2h avant de se coucher : les excitants (thé, café, tabac), la lumière intense, un repas copieux et une activité physique
  • Privilégier : une activité physique dans la journée, une activité au calme avant d’aller se coucher, une sieste de 20 à 30 minutes ou une grosse nuit de plus de 10h dans la semaine.

Le plus important est d’être attentif aux signes de sommeil : bâillements, paupières lourdes etc.


Pour prendre soin de son alimentation

  • Manger de tout avec modération,
  • Eviter de sauter les repas,
  • Lors du travail de jour, commencer la journée de travail après avoir mangé,
  • Boire de l’eau régulièrement

Pour en savoir plus sur les bonnes pratiques et connaître l’organisation des repas adaptés à votre type de poste, consultez notre dépliant “ Horaires atypiques et santé ”

 

Accéder au dossier complet de l'INRS sur le travail de nuit et le travail posté

 

Voir aussi les questions-réponses INRS COVID19 et prévention en entreprise pour le travail de nuit ou en horaires décalés

 

Voir également notre article sur la micro-sieste.

EMPLOYEURS, la santé et la sécurité qu service de votre entreprises

bottom mod salaries

bottom-mod gist

NOS CENTRES, découvrez tous nos centres en un seul coup d'œil

NEWSLETTER

ACTUALITÉS

TÉMOIGNAGES

CONTACTS

ATTENTION ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.
En poursuivant sur ce site, vous signifiez votre accord avec cet usage. en savoir plus