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Addictions en milieu de travail : les pistes de la MILDECA

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La synthèse de la MILDECA (mission Iinterministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) sur les addictions en milieu professionnel est parue.

Une obligation réglementaire de garantir la santé et la sécurité des salariés

Les dirigeants ont la responsabilité de définir les objectifs de la politique de prévention dans leur entreprise, y compris la prévention des usages de tabac, d’alcool et de drogues, afin d’assurer la santé et la sécurité au travail de leurs salariés. Pour cela, ils doivent garantir des processus de travail adaptés.

Des facteurs de risques nombreux et des secteurs plus touchés par les addictions en milieu professionnel

addictions2Beaucoup de français font un usage quotidien de produits psychoactifs (tabac, alcool, cannabis). Le milieu du travail n’est pas épargné : même s’il protège globalement des addictions, il peut aussi en être à l’origine. Tous les métiers peuvent être concernés mais les métiers des arts et des spectacles, de l’hébergement/restauration, de l’agriculture, du transport, de la construction et ceux en relation avec le public sont les plus touchés.
Ces addictions peuvent être dues à de nombreux facteurs (trop grande exigence de productivité, stress, risques psycho-sociaux, port de charges lourdes, travail en extérieur, pots d’entreprise avec alcool… )
L’accessibilité à ces substances et la culture d’entreprise doivent être pris en compte pour limiter ces conduites addictives.

85% des dirigeants d’entreprises affirment être préoccupés par les questions de toxicomanies et leurs impacts au travail : quel rôle pour l’entreprise et quand agir ?

L’entreprise est un acteur déterminant dans la prévention des risques liés aux substances psychoactives. En effet, les entreprises doivent privilégier, au-delà du règlement intérieur, un accompagnement des salariés présentant des conduites addictives pour prévenir les inaptitudes et la désinsertion professionnelle.
L’utilisation des méthodes validées et évaluées, telles que le repérage précoce - intervention brève (RPIB) et la mise en place d’une démarche de prévention collective sont essentielles pour réduire les risques. Ce dispositif incite à agir en amont sur les facteurs de risques liés au travail et permet de mettre en place des mesures ciblées.

Une aide proposée par la MILDECA

Que vous soyez  chef d’entreprise, chargé des ressources humaines, manager, salarié, représentant du personnel ou médecin du travail, vous vous êtes sûrement déjà demandé comment gérer une situation de crise ? Comment inscrire les addictions dans une démarche de prévention ? Quel est le cadre juridique des addictions au travail ?
La MILDECA propose aux employeurs, et plus globalement à tous les acteurs de l’entreprise, des solutions de prévention à travers le site Addict’AIDE. Ce site délivre  toutes les clés de compréhension et outils d’aide aux entreprises pour réussir leur démarche de prévention grâce à des ressources et à des témoignages.
Le gouvernement souhaite également accompagner les secteurs d’activité les plus exposés aux consommations à risques dans la mise en place de plans d’actions. Pour ce faire, il préconise l’intégration de la prévention des conduites addictives dans les négociations de branche, notamment celles qui regroupent les TPE/PME.

Pour en savoir plus, consultez la synthèse de la MILDECA

Lien vers le site Addict’aide

Voir aussi le dossier complet proposé par la plateforme RSE "engagement des entreprises pour la prévention des conduites addictives"

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Pourquoi désigner un salarié compétent en santé sécurité au travail en entreprise ?

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ill.SDCDepuis le 1er juillet 2012, l’employeur est tenu de nommer au moins un salarié « compétent pour s’occuper des activités de protection et de prévention des risques professionnels de l’entreprise » et ce, quelles que soient la taille et l’activité de son entreprise (art. L.4644-1 du Code du travail).

Qu’est ce qu’un salarié désigné compétent (SDC) ?
C’est une ressource clé pour faire vivre la démarche de prévention en entreprise. Il constitue un appui essentiel à l’employeur dans la gestion de la santé et de la sécurité au travail. Avec une bonne connaissance du terrain et étant possiblement confronté lui-même à des risques professionnels, il contribue plus facilement à l’évaluation des risques et au suivi des actions de prévention.

Quel est son rôle ?
Le SDC assiste l’employeur dans la mise en place de sa politique santé-sécurité au travail (évaluation des risques et Document Unique, planification, suivi et mise en œuvre d’actions de prévention, etc). Attention, sa désignation ne remet pas en cause le principe de la responsabilité de l’employeur vis-à-vis de la santé et de la sécurité de ses salariés.
Il travaille avec les représentants du personnel (CSE et commissions SSCT) et s’appuie sur les personnes et services déjà engagées dans des actions de prévention (ex : besoin de formation en santé-sécurité avec les ressources humaines, identification des produits chimiques les moins dangereux avec le service achats, etc). Dans la démarche de prévention, le SDC constitue un relai opérationnel qui s’appuie sur les compétences de l’entreprise.

Quelles sont les compétences d’un SDC ?
Le SDC doit pouvoir comprendre l’approche générale d’évaluation des risques professionnels et contribuer à sa mise en œuvre. Ses capacités à mobiliser les acteurs, animer des groupes de travail, solliciter l’avis des salariés et sa rigueur dans le suivi des actions sont des atouts. Attention : le SDC n’est pas un expert des risques professionnels. Lorsque cela est nécessaire, il propose de faire appel à des compétences externes (ergonomes, consultants, fournisseurs, etc).

Comment désigner son SDC ?
Pour désigner son SDC, l’employeur doit faire le point sur son organisation (actions de prévention en place, contributeurs à la démarche de prévention, etc), les points forts et les points faibles de cette organisation, le rôle que pourrait avoir le SDC pour améliorer l’efficacité de cette organisation. Il peut également réfléchir aux compétences nécessaires à cette amélioration et identifier des personnes susceptibles de tenir ce rôle, déterminer si celles-ci sont disponibles et volontaires et quels aménagements de poste sont nécessaires pour ce faire (décharge de travail, coopération, etc).

Quels sont les moyens dédiés au SDC ?
Pour que le SDC puisse exercer sa mission, l’employeur lui assure une formation (à définir avec le salarié), communique sur sa désignation et son rôle (réunions, affichage, notes internes), lui alloue le temps nécessaire (décharge) et lui facilite l’accès aux informations et documents utiles (fiches de données de sécurité des produits chimiques, projets de réorganisation ou déménagement, etc).
Lors de la désignation du SDC, l’employeur recueille l’avis des membres du CSE

Consultez la brochure "un nouvel acteur dans l'entreprise : le salarié compétent en santé-sécurité au travail" de la Carsat Rhône-Alpes

Pour en savoir plus : le salarié compétent, dossier INRS

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La micro-sieste au travail, une des mesures efficaces pour prévenir les risques liés au travail de nuit ou posté

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ill. micro siesteEn France, plus de 25% de la population active travaille de nuit ou en horaires décalés (source : enquête DARES 2011). Ces salariés connaissent une diminution du temps de sommeil total de 1 à 2 heures par 24 heures. Cette dette de sommeil augmente le risque de somnolence durant la période d’éveil.
L’état somnolent peut présenter un risque non négligeable sur le lieu de travail. L’étude DARES relève d’ailleurs plus d’accidents du travail et plus d’arrêts de travail pour cette population de travailleurs. Les risques d’accidents de la circulation sont également multipliés par 2.

L’INRS propose des mesures simples et efficaces pour prévenir les risques liés à cette diminution du temps de sommeil. L’une d’entre elles consiste à mettre en place un dispositif de micro-siestes au travail.

Qu’est ce que la micro-sieste ?
La micro-sieste a une durée de 15 à 20 minutes maximum et correspond à un état de somnolence léger. Sa courte durée permet d’être immédiatement opérationnel à l’issue du temps de repos.

Quels sont les bénéfices ?
Le salarié va diminuer sa dette chronique de sommeil et limiter les effets du travail de nuit sur sa santé.
L’employeur va susciter une augmentation des niveaux de vigilance et diminuer le risque d’erreurs liées à la somnolence et limiter les conséquences plus graves comme les accidents du travail et de trajet.

Comment mettre en place la micro-sieste en entreprise ?
L’employeur doit établir un planning pour garantir des effectifs et compétences en nombre suffisant et assurer un bon déroulement des prises de sieste. Il doit également aménager un espace dédié au temps de repos et lever les tabous afin d’encourager les salariés à pratiquer la micro-sieste.

Téléchargez la fiche INRS sur la micro-sieste au travail

Pour en savoir plus : ressources INRS pour mieux prévenir les risques – travail de nuit / travail posté

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